Caractères (354/5591) : 画/畫

画 [huà]
Radical : 田 (champ)
8 traits
Graphie traditionnelle : 畫 (radical 田, 12 traits)
Significations :
1. dessiner : 绘画 [huìhuà] : dessiner ;
2. dessin, image : 图画 [túhuà] : dessin, illustration ;
3. écrire, signer, apposer sa marque : 画押 [huàyā] : apposer sa marque, signer ;
4. geste (fait avec les mains ou les pieds) : 比手画脚 [bǐshǒu huàjiǎo] : gesticuler ;
5. trait (d’un caractère chinois) : 笔画 [bǐhuà] : trait ;
6. (utilisé en lieu et place de 划 [huà]) séparer, distinguer.
Sinogramme 355 : 保

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Bibliographie : Jacques Pimpaneau, Le Tour de Chine en 80 ans

On m’a offert il y a quelques jours un ouvrage tout récent de Jacques Pimpaneau, intitulé Le Tour de Chine en 80 ans (publié en juillet 2017 par les éditions de L’Insomniaque, ISBN : 9782376230007).
J’ai pour le professeur Pimpaneau une affection toute particulière. J’avais suivi avec passion son cour d’introduction à la littérature chinoise classique, cours généraliste destiné aux étudiants de chinois débutants. Ce cours m’a permis d’acquérir un mince vernis de connaissances des œuvres majeures de la littérature chinoise et si les titres des principales œuvres anciennes évoquent chez moi quelque chose, c’est en grande partie à ce cours que je le dois.
Jacques Pimpaneau a consacré sa vie à l’étude de la civilisation chinoise. C’est l’un des meilleures spécialistes de la littérature, et notamment du théâtre de l’Empire du Milieu. Il est également doté d’une personnalité tout à fait originale et libre.
Dans Le Tour de Chine en 80 ans, il évoque ses souvenirs, des anecdotes savoureuses concernant sa vie en Chine et sa carrière universitaire.
La lecture de ce livre est fort agréable. Et l’on se rend compte que Jacques Pimpaneau n’est pas simplement un sinologue, c’est un intellectuel lucide, qui possède une véritable culture.
Une phrase de la quatrième de couverture précise qu’« Il s’est toujours distingué de la sinologie académique par son irrévérence à l’égard de l’oligarchie bureaucratique qui préside aux destinées de l’Empire du Milieu ».
(Pour mon plus grand plaisir, au début de son livre, Jacques Pimpaneau égratigne en passant certains de ses collègues qui, après avoir chanté sans retenue les louanges de la Révo. Cul., se sont mis en devoir de critiquer de façon systématique et sans discernement le régime chinois actuel…)

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Caractères rares (3833) : (亻革)

[gě]
Radical : 亻(人) (homme)
11 traits

Note : Le sinogramme  ne se trouve pas dans le jeu de caractères Unicode. L’habitude a été prise en Chine de noter ces caractères non disponibles en informatique en mettant leurs composants entre parenthèses. En l’occurrence, il arrive qu’on écrive (亻革).
Le sinogramme X est utilisé pour désigner les Gejia 家 [gějiā], appelés aussi Gedou, qui forment un groupe ethnique de la province du Guizhou. Ils sont officiellement rattachés à l’ethnie Miao (苗族 [miáozǔ]).
La partie anglaise de Wikipedia contient ici un article consacré aux Gejia.
NB : 1. Pour parler de cette ethnie, et pour pallier à l’insuffisance de l’Unicode, on écrit aussi souvent 革家 [géjiā].
2. Il existe en Chine plusieurs groupes ethniques qui ne sont pas officiellement reconnus comme des minorités ethniques. Ces groupes sont généralement rattachés à l’une des 55 ethnies officiellement recensées en Chine. Pour désigner ces ethnies, on n’utilise par le suffixe 组 [zǔ], comme pour les Miao évoqués ci-dessus, mais le sinogramme 人. Ainsi, l’appellation officielle des Gejia est 家人 [gějiārén].
Sinogramme 3834 : 壑

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Histoires de Chine : Les dynasties chinoises

Nous sommes souvent appelés sur Sinoiseries à évoquer les différentes dynasties et périodes de l’histoire de Chine. À mon humble avis, il n’est pas inutile de donner dans leur ordre chronologique les principales époques qui ont marqué l’histoire de Chine et servent de repères.
Deux remarques préliminaires :
1. La liste donnée ci-dessous est très loin d’être exhaustive : des dynasties « allogènes » ont souvent coexisté avec les dynasties « chinoises », comme la dynastie des Jin (金朝 [jīncháo], 1115-1234), contemporaine de la dynastie des Song du Sud, qui contrôlait le nord de la Chine et avait été créée par les Jürchen (女真 [nǚzhēn]) ; le royaume de Dali (大理国 [dàlǐguó], 937-1253), installé dans l’actuelle province du Yunnan, etc. Ces dynasties et royaumes ne sont généralement pas inclus dans la liste des dynasties chinoises ;
2. Les dates de début et de fin des dynasties font souvent l’objet de débats passionnés chez les historiens. À mon humble avis, il est important de connaître la succession des dynasties et les dates approximatives, il n’est en revanche par utile d’apprendre par cœur les dates données ici.
Pour établir la liste ci-dessous, je me suis appuyé sur l’article « Dynasties chinoises » (中国朝代 [zhōngguó cháodài]) de Wikipedia, ici. C’est également sur cette page que j’ai trouvé l’animation gif que je donne à la fin de ce billet et qui illustre l’extension géographique des différentes dynasties chinoises.
Voici la liste :
Dynastie des Xia (夏朝 [xiàcháo]) : env. 2070-1600 B.C.
Dynastie des Shang (商朝 [shāngcháo]), ou Yin (殷 [yīn]), ou encore Yinshang (殷商 [yīnshāng]) : 1600-1046 B.C.
Dynastie des Zhou de l’Ouest (西周 [xīzhōu]) : 1046-771 B.C.
Dynastie des Zhou de l’Est (东周 [dōngzhōu]) : 770-256 B.C.
L’histoire de la dynastie des Zhou de l’Est se subdivise en deux périodes : celle des Printemps et Automnes (春秋 [chūnqiū]) de 770 à 426 B.C., et celle des Royaumes Combattants (战国 [zhànguó]), de 453 à 221 B.C.
Dynastie des Qin (秦朝 [qíncháo]) : 221-206 B.C.
Dynastie des Han de l’Ouest (西汉 [xīhàn]) : 202 B.C. à 8 A.D.
Dynastie des Xin (新朝 [xīncháo]) : 8-24 A.D.
Dynastie des Han de l’Est (东汉 [dōnghàn]) : 25-220
Période des Trois Royaumes (三国 [sānguó]) : 220-280
Dynastie de Jin de l’Ouest (西晋 [xījìn]) : 280-316
Dynastie des Jin de l’Est (东晋 [dōngjìn]) : 317-420
Période des Seize Royaumes (十六国 [shíliùguó]) : 304-439
Dynasties du Nord et du Sud (南北朝 [nánběicháo]) : 439-589
Dynastie des Sui (隋朝 [suícháo]) : 581-619
Dynastie des Tang (唐朝 [tángcháo]) : 618-907
Période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes (五代十国 [wǔdài shíguó]) : 907-960
Dynastie des Song du Nord (北宋 [běisòng]) : 960-1127
Dynastie des Song du Sud (南宋 [nánsòng]) : 1127-1279
Dynastie des Yuan (元朝 [yuáncháo]) : 1260-1368
Dynastie des Ming (明朝 [míngcháo]) : 1368-1644
Dynastie des Qing (清朝 [qīngcháo]) : 1644-1911
République de Chine (中华民国 [zhōnghuá mínguó]) : à partir de 1911
République Populaire de Chine (中华人民共和国 [zhōnghuá rénmín gònghéguó]) : à partir de 1949

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Caractères (353/5581) : 传/傳

传 [chuán], [zhuàn]
Radical : 亻 (homme)
6 traits
Graphie traditionnelle : 傳 (radical 亻, 13 traits)
Significations [chuán] :
1. transmettre, remettre, léguer : 传统 [chuántǒng] : tradition, traditionnel ;
2. promouvoir, diffuser : 宣传 [xuānchuán] : propagande.
Significations [zhuàn] :
1. commentaire sur les livres classiques : 经传 [jīngzhuàn] : commentaire de classique ;
2. biographie : 自传 [zìzhuàn] : autobiographie ;
3. geste, roman historique : 《水浒传》 [shuǐhǔzhuàn] : Au bord de l’eau (roman d’aventures de l’époque des Ming) ;
4. (anc.) chambre dans un relais de poste : 传舍 [zhuànshè] : (anc.) chambre dans un relais de poste.
Sinogramme 354 : 画

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Jinologie : Laoshe, La Lance de mort

La Lance de mort (《断魂枪》 [duànhūnqiāng]) est la première nouvelle publiée par l’écrivain Laoshe, en 1935. J’en avais lu la traduction en français dans le recueil de nouvelles de Laoshe intitulé Gens de Pékin publié en 1982 par les éditions Gallimard. (Ce recueil est toujours disponible en librairie, dans la collection Folio.)
L’intrigue est assez simple : à l’époque de la fin de la dynastie des Qing, alors que la société chinoise traditionnelle est en pleine déliquescence, Sha Zilong (沙子龙 [shā zǐlóng]), ancien patron d’une officine d’escorte (镖局 [biāojú]), a dû renoncer à son ancienne profession et convertir son officine en auberge. Il était l’un des maîtres d’arts martiaux les plus fameux du nord de la Chine, notamment grâce à sa maîtrise du maniement de la lance, notamment de la technique de la « lance de mort des cinq tigres » (五虎断魂枪 [wǔhǔ duànhūnqiāng]).
Ses élèves et disciples, réduits au chômage, survivent en pratiquant divers métiers. Le plus en vue de ses disciples, Wang Sansheng (王三胜 [wáng sānshèng]), en est même réduit à solliciter la générosité des spectateurs au cours de démonstrations qu’il donne en place publique.
Lors de l’une de ces démonstrations, il est ridiculisé par un « vénérable Kong » (孔老者 [kǒng lǎozhě]), également expert dans le maniement de la lance, qui fait tomber l’arme des mains de Wang. Kong demande à Wang de l’emmener voir son maître. Wang, espérant que l’affront qu’il a subi sera lavé par Sha Zilong, emmène Kong voir le vieil homme.
Sha reçoit Kong avec la politesse qui sied. Kong, venu spécialement pour voir Sha Zilong, n’a qu’un désir : élargir le champ de ses connaissances dans l’art du maniement de la lance, mais Sha refuse obstinément, même après que Kong lui a fait une démonstration de sa maîtrise.
Sha considère en effet que tout cela est vain, et ne souhaite pas transmettre les secrets des soixante-quatre bottes de la « lance de mort », quitte à passer pour un lâche auprès de Wang Sansheng et consorts.
Une fois Kong reparti, Sha, à la faveur de la nuit et dans l’intimité de la cour intérieure de sa maison, s’exerce seul à la lance.
La Lance de mort n’est pas à proprement parler un récit d’arts martiaux. Dans cette nouvelle, ce qui intéresse Laoshe, plus que l’aspect martial, c’est le passage de la Chine traditionnelle à la modernité, la fin de la Chine impériale, la perte des traditions.
Le texte intégral, en chinois, de cette nouvelle se trouve facilement sur Internet, par exemple ici.
Le nom de la technique de Sha, la « lance de mort des cinq tigres », a inspiré le cinéma hongkongais : en 1951, un film d’action portant le titre de La Lance de mort des cinq tigres (《五虎断魂枪》), dirigé par Hu Pang (胡鹏 [hú péng], né en 1910 à Shanghai), est sorti sur les écrans de la colonie britannique. Ce film, doublé en mandarin, est visible sur Youtube :

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Caractères rares (3832) : 僜

僜 [dēng], [chēng]
Radical : 亻(人) (homme)
14 traits
Significations [dēng] :
1. (anciennement, utilisé en lieu et place de 登) monter, escalader ;
2. les Deng, minorité ethnique vivant aux confins du Tibet et de l’Inde ; on parle de僜人 [dēngrén] ou de 僜巴人 [dēngbārén] ; cette minorité ethnique est également appelée Mishmi (voir ici l’article en français de Wikipedia).
Signification [chēng] :
tituber lorsqu’on est îvre
Sinogramme 3833 :

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