Jinologie : Une petite note sur Le Divorce de Laoshe

Le Divorce (《离婚》[líhūn]) est un roman de Laoshe (老舍 [lǎoshě]) publié en 1933, qui est une peinture de mœurs de Pékin au début des années 1930. Le thème n’a donc a priori rien à voir avec la jinologie.
Cependant, dans la partie 2 du Chapitre 2, pendant un dialogue entre « grand frère Zhang » et « vieux Li », alors que ce dernier explique au premier qu’il a des idéaux, Zhang lui rétorque en substance qu’il est vain de vouloir philosopher, et que mieux vaut encore ne pas se casser la tête et jouir des plaisirs simples de la vie, comme celui d’aller au cinéma pour voir L’Incendie de la pagode du lotus rouge (《火烧红莲寺》 [huǒshāo hóngliánsì]). Cela vous dit peut-être quelque chose ? En effet, j’avais signalé dans mon billet consacré aux précurseurs du genre des romans de chevalerie à l’époque de la République (ici), que l’adaptation du roman La Légende des chevaliers d’exception du Jianghu (《江湖奇侠传》 [jiānghú qíxiázhuàn]) de Xiang Kairan (向铠然 [xiàng kǎirán]), intitulée L’Incendie de la pagode du lotus rouge, avait connu un succès phénoménal à la fin des années 1920 et au début des années 1930, avec de multiples suites. Ce succès ne s’est d’ailleurs jamais démenti, puisque de nombreux « remakes » ont été tournés depuis : en 1994 par exemple, est sorti un film intitulé en français Le Temple du Lotus Rouge, en chinois 《火烧红莲寺》 [huǒshāo hóngliánsì], connu en anglais sous le titre de Burning Paradise (cf. la fiche du film sur IMBD), produit par Tsui Hark et réalisé par Ringo Lam (林岭东 [lín lǐngdōng]).
Une autre petite remarque : dans son roman, Laoshe parle, pour désigner les romans de chevalerie, non pas de 武侠小说 [wǔxiá xiǎoshuō], mais de 剑侠小说 [jiànxiá xiǎoshuō].
Une dernière remarque : Laoshe a écrit une nouvelle qui entre parfaitement dans le cadre de la jinologie : La Lance de mort (《断魂枪》 [duànhúnqiāng]), dont nous aurons l’occasion de parler bientôt.
Ci-dessous, l’affiche du Temple du Lotus Rouge de Ringo Lam (l’image vient d’ici) :

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Caractères rares (3831) : 狍

狍 [páo]
Radical : 犭(犬) (chien)
8 traits
Signification :
Le sinogramme 狍 est un terme générique qui désigne des cervidés du genre Capreolus, i.e. des chevreuils. On connaît ainsi le chevreuil (Capreolus capreolus, en chinois 西方狍 [xīfāngpáo]) et le chevreuil d’Asie (Capreolus pygargus, en chinois 东方狍 [dōngfāngpáo] ou 狍子 [páozi]).
Sinogramme 3832 : 僜

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Histoire : Des soldats khmers à la cour de l’Empereur de Chine

(Je reprends ici, en l’adaptant aux besoins de Sinoiseries, un article que j’ai publié il y a peu dans Le Petit Journal du Cambodge, ici.)
Dans un épisode précédent (ici), j’avais évoqué la présence de mercenaires chinois dans l’armée de Jayavarman VII. Je n’ai pas connaissance de soldats khmers qui auraient pu être engagés dans les troupes impériales chinoises, mais les annales impériales de la dynastie des Ming, et plus précisément le volume 34 du Ming shilu(1) (les Documents authentiques des Ming, qui constituent en quelque sorte un journal de tous les évènements survenus à la cour impériale), rapporte un incident dans lequel sont impliqués des soldats khmers. Le passage concerné du Ming Shilu dit en substance ceci :
« Le quatrième jour du neuvième mois de la deuxième année de l’ère Yongle(2) (le 7 octobre 1404), le haut fonctionnaire Nai Zhi, à la tête d’une ambassade de neuf hommes envoyée par Can-lie-po-pi-ya(3), roi du Zhenla(4) arriva à la cour impériale, apportant un tribut de produits locaux. Il lui fut offert en retour du papier-monnaie et des pièces de soie.
Auparavant, un eunuque avait été dépêché en ambassade au Zhenla. À la fin de sa mission, alors qu’il se préparait à prendre le chemin du retour, trois soldats de son escorte manquèrent à l’appel. Les efforts faits pour les retrouver restèrent vains. Le roi du Zhenla décida alors de compléter l’escorte de l’ambassadeur chinois en lui donnant trois de ses hommes. C’est au retour de l’ambassade que le Ministre des Rites présenta ces soldats khmers à l’empereur. Sa Majesté Impériale dit alors : « On ne peut pas exiger de ces gens qu’ils nous compensent pour des soldats de chez nous qui ont déserté. Qui plus est, ces gens ne parlent pas notre langue, leurs coutumes sont différentes des nôtres, quel usage pourrions-nous en faire ? Enfin, ils doivent manquer terriblement à leurs familles ! » L’empereur ordonna alors que l’on libérât ces hommes, qu’on leur donnât l’argent nécessaire pour couvrir les dépenses du voyage de retour et qu’on les renvoyât au Zhenla. »
Au XVe siècle, les relations diplomatiques entre la Chine et le Cambodge étaient assez denses. Les missions de Chine vers le Cambodge furent nombreuses, et les annales chinoises conservent la mémoire d’ambassadeurs cambodgiens qui apportèrent des cadeaux de « poids » (éléphants avec leurs cornacs, rhinocéros…). On ne connaît certainement pas tous les échanges qui eurent lieu entre les deux pays, et l’on peut imaginer qu’outre les relations diplomatiques, les affaires entre les deux pays furent florissantes. Dans la littérature khmère également, il n’est pas rare que l’on trouve des récits de Chinois venus au Cambodge, ou de Cambodgiens qui se sont rendus en Chine.
Pour plus d’informations concernant l’épisode que je relate ici, j’invite les curieux à consulter la traduction en anglais de ce passage du Ming Shilu (ici) par le professeur Geoff Wade. Cette anecdote est également rapportée par Jean-Pierre Abél-Rémusat dans sa Description du Royaume du Cambodge (l’ouvrage peut être consulté en ligne sur Wikisource, ici – voir le paragraphe 32). Enfin, les sinologues pourront consulter le texte original dans le Ming Shilu ici (le passage en question se trouve dans le paragraphe 4).
Notes :
(1) Le Ming Shilu (《明实录》 [míng shílù]) est en quelque sorte le « journal de bord » des évènements qui se sont produits au quotidien à la cour impériale. Il s’agit d’un ouvrage absolument essentiel pour l’étude de l’histoire des Ming. La masse de données exploitable dans cet ouvrage est cependant monstrueuse : l’ensemble est constitué de 13 parties (une pour chacun des empereurs de la dynastie des Ming) et compte plus de 2900 volumes (卷 [juǎn]) et plus de 16 millions de caractères (en chinois classique et sans ponctuation). L’ensemble du texte se trouve sur le site ctext.org (ici). Pour une présentation plus complète du Ming Shilu, je vous invite à lire ici l’article en français de Wikipedia.
(2) Yongle (永乐 [yǒnglè]) est le nom de l’ère (年号 [niánhào]) qui marque le règne de Zhu Di (朱棣 [zhū dì], 1360-1424), l’empereur Chengzu des Ming (明成祖 [míng chéngzǔ]) ; cette ère dure de 1403 à 1424. La deuxième année de l’ère Yongle correspond donc grossièrement à l’année 1404.
(4) Nai-zhi, Can-lie-po-pi-ya : les noms de ces deux personnages n’ont pas pu être identifiés, comme c’est assez souvent le cas pour les toponymes ou noms de personnes mentionnés dans les annales chinoises. En chinois, ces noms propres sont des transcriptions phonétiques approximatives.
(5) Zhenla (真腊 [zhēnlà]) : c’est le nom sous lequel le Cambodge est connu à cette époque. Le nom moderne du Cambodge, 柬埔寨 [jiǎnpǔzhài] apparaît dans les annales chinoises vers la fin de la dynastie des Ming.
Ci-dessous, un portrait de l’empereur Yongle (l’image vient d’ici) :

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Caractères (350/5579) : 制/製

制 [zhì]
Radical : 刂 (刀) (couteau)
8 traits
Graphie traditionnelle : 製 (radical 衣 (vêtement), 14 traits)
NB : La graphie traditionnelle 製 ne s’applique qu’aux significations 7 et 8 ci-dessous.
Significations :
1. réglementer, définir : 制定 [zhìdìng] : déterminer, définir ;
2. limiter, délimiter : 节制 [jiézhì] : modérer, se réfréner ;
3. loi, régime : 私有制 [sīyǒuzhì] : propriété privée ;
4. effectué dans le respect des lois, des règles : 制服 [zhìfú] : uniforme, tenue règlementaire ;
5. (anc.) ordre de l’empereur : 制诰 [zhìgào] : ordre impérial ;
6. deuil (suite à la mort de la mère ou du père) : 守制 [shǒuzhì] : porter le deuil de son père ou de sa mère ;
7. (gt. 製) tailler (un vêtement) ;
8. (gt. 製) fabriquer, construire : 制造 [zhìzào] : fabriquer, produire ; 制作 [zhìzuò] : faire, réaliser. (Note : l’expression « made in » sur les étiquettes des produits est traduite par 制造 ; p.ex. « Made in China » se dit 中国制造 [zhōngguó zhìzào]).
Sinogramme 351 : 球

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Bibliographie : Bescherelle, Le Chinois pour tous

Le Chinois pour tous, publié dans la série Bescherelle par les éditions Hatier, est un ouvrage d’introduction à la langue chinoise. Il est signé par Joël Bellassen (白乐桑 [bái lèsāng]), inspecteur général de chinois au Ministère français de l’Éducation nationale et directeur de recherche à l’INALCO, et Arnaud Arslangui, maître de conférences à l’INALCO.
L’ouvrage comprend quatre parties : Écriture, Grammaire, Vocabulaire et Traduction.
La partie Écriture présente les 125 « composants » les plus fréquemment rencontrés dans les caractères chinois. Ces composants ne sont pas forcément des radicaux. L’intérêt didactique de cette présentation me semble évident.
La partie Grammaire aborde de façon claire les principaux points de grammaire du chinois moderne. Les explications sont simples et permettent au débutant de comprendre facilement les règles essentielles de la syntaxe chinoise.
Le chapitre Vocabulaire dresse une liste thématique du vocabulaire le plus courant que l’apprenant a besoin de connaître pour commencer à parler ou lire le chinois.
Enfin, dans la partie Traduction, celui qui découvre la langue chinoise pourra comprendre comment rendre en chinois quelques mots et expressions français essentiels.
Ce livre a visiblement fait l’objet d’un travail attentif et soigné, et constitue à mon humble avis un excellent départ pour qui veut aborder l’étude de la langue chinoise.
ISBN : 978-2-218-97888-3
Date de publication : juin 2014

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Caractères (349) : 晚

晚 [wǎn]
Radical : 日 (soleil)
11 traits
Significations :
1. soir : 晚上 [wǎnshàng] : soir ; 夜晚 [yèwǎn] : nuit ;
2. tard, tardif : 晚餐 [wǎncān] : dîner ;
3. en retard, plus tard que prévu : 晚婚 [wǎnhūn] : mariage tardif ;
4. postérieur ;
5. d’une génération plus jeune : 晚辈 [wǎnbèi] : 1º) (politesse) moi (qui suis d’une génération postérieure à la vôtre) / 2º) personne d’une génération plus jeune (s’oppose à 前辈 [qiánbèi] : 1º) (politesse) vous (qui êtes d’une génération antérieure à la mienne) / 2º) personne d’une génération plus âgée ;
6. Wan, patronyme chinois, peu courant
Sinogramme 350 : 制

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Histoire : Des mercenaires chinois dans l’armée de Jayavarman VII

(Je reprends ici, en l’adaptant aux besoins de Sinoiseries, un petit article que Le Petit Journal du Cambodge vient de me faire l’honneur de publier, voir ici.)
Jayavarman VII (1120/1125-1218)(1) est l’un des plus connus parmi les souverains du Cambodge angkorien. C’est lui qui édifia l’extraordinaire cité connue aujourd’hui sous le nom d’Angkor Thom(2), que Zhou Daguan visita à la fin du XIIIème siècle.
Le temple du Bayon(3), avec ses cinquante-quatre tours à quatre visages, est l’un des monuments les plus célèbres et les plus visités du Parc Archéologique d’Angkor. Ce temple est fameux pour les bas-reliefs qui ornent les galeries qui entourent le sanctuaire. Ces bas-reliefs représentent des scènes de la vie quotidienne à l’époque de Jayavarman VII, et témoignent aussi des exploits militaires de l’auguste personnage.
L’exploit qui permit à Jayavarman VII d’accéder au trône en 1181 fut sa brillante victoire, en 1178, contre les armées du Champa(4) qui avaient mis à sac la capitale cambodgienne.
Le combat contre les Cham est illustré sur deux panneaux de la partie méridionale de la galerie extérieure du Bayon. Pour mener à bien sa guerre de reconquête, Jayavarman VII leva une armée nombreuse et puissante.
D’après les spécialistes, si l’on observe attentivement le bas-relief évoqué ci-dessus, on remarque la présence d’officiers et de soldats portant un uniforme différent de celui des Khmers. Certains hommes sont à cheval, ce qui est inédit au Cambodge à l’époque, car la monture de prédilection des rois et des officiers supérieurs khmers était l’éléphant de combat(5). D’après les spécialistes, ces soldats mystérieux seraient en réalité des mercenaires chinois.
Comment se fait-il que des soldats chinois se soient ainsi trouvés sous le commandement de Jayavarman VII pour se battre contre les Cham ? Il faut pour cela se reporter à l’histoire de la Chine à la même époque.
En Chine, depuis le début du XIIº siècle, les Song du Sud(6) subissent les assauts répétés de diverses peuplades du Nord, dont les Mongols. La cavalerie(7) de ces derniers fait régner la terreur dans les steppes d’Asie orientale. Les Song finissent par être renversés, et les Mongols mettent en place la dynastie des Yuan en 1271. Il est plus que probable que des unités de l’armée des Song se soient alors déplacées vers le Sud, pour échapper aux hordes barbares, connues pour leur férocité.
Des unités chinoises, transformées ainsi en troupes de mercenaires, ont très certainement été recrutées par les Khmers pour les aider à chasser de leur territoire l’envahisseur Cham.
D’après des spécialistes de l’histoire militaire d’Angkor, ce sont les soldats chinois qui ont introduit dans les armées khmères l’innovation de la cavalerie à cheval. Avant Jayavarman VII, les rois khmers étaient en effet montés sur des éléphants, et ce n’est qu’à partir de cette époque que l’on voit apparaître des souverains cambodgiens à dos de cheval. Dans le même temps, certains officiers chinois auraient appris de leur côté à manier les éléphants de combat, inconnus en Chine.
Ci-dessous, un fragment de bas-relief montrant un Khmer monté sur un cheval.
(Une bonne partie des informations utilisées pour ce billet, ainsi que la photo du bas-relief, vient d’un article publié par le quotidien cambodgien Koh Santepheap en mars 2017, voir ici.)
Notes :
(1) Jayavarman VII : 阇耶跋摩七世 [shēyēbámó qīshì]. Il serait vain de tenter de retrouver dans les noms chinois des souverains khmers ou des autres États hindouisés d’Asie du Sud-Est la transcription phonétique des noms sous lesquels ces souverains sont connus en français. Ces noms ont en effet été constitués à partir d’éléments du sanskrit et du pali. Lorsque le bouddhisme a été introduit en Chine, des transcriptions phonétiques ont été utilisées pour transcrire les toponymes et noms de personnes des canons bouddhiques. L’usage a consacré l’emploi de certains caractères, toujours les mêmes, pour transcrire des sons donnés du sanskrit et du pali. Un autre roi angkorien bien connu est Suryavarman II (苏利耶跋摩二世 [sūlìyēbámó èrshì], ?-1150), constructeur du temple d’Angkor Vat.
(2) Angkor Thom : 大吴哥 [dàwúgē]. Le terme 吴哥 [wúgē] traduit le mot khmer « Angkor ». Outre « Angkor Thom », on le retrouve notamment dans le mot 吴哥窟 [wúgēkū], utilisé pour désigner le temple d’Angkor Vat. Si 吴哥 est une transcription phonétique, je ne comprends par l’utilisation du sinogramme 窟 [kū], qui désigne normalement une grotte.
(3) Bayon : 巴戎寺 [bāróngsì]. 巴戎 [bāróng] est la transcription phonétique du mot Bayon (en khmer, le nom de ce temple est cependant prononcé [ba yoan]).
(4) Champa, Cham : En chinois, le Champa, ancien empire situé dans le centre de l’actuel Vietnam, est appelé 占城 [zhànchéng]. C’est un nom bien connu en chinois, car les missions diplomatiques chinoises vers ce pays furent nombreuses. On utilise également le mot 占婆 [zhànpó]. Ses habitants, les Cham, sont appelés 占族人 [zhànzúrén]. Ce mot s’emploie encore aujourd’hui pour désigner les membres de la minorité chame au Cambodge.
(5) Song du Sud : 南宋 [nánsòng], 1127-1279. Les Song du Sud succèdent aux des Song du Nord (北宋 [běisòng], 960-1127) lorsque la cour impériale est contrainte de quitter la capitale, Kaifeng (开封 [kāifēng], dans l’actuelle province du Henan), qui est prise en 1127 par les Jürchen (女真 [nǚzhēn]) qui avaient fondé la dynastie des Jin (金 [jīn], 1115-1234). (La trilogie des Héros du Condor de Jinyong se déroule justement à la période de l’invasion de la Chine des Song par les Jürchen, puis de l’établissement de la dynastie des Yuan.)
(5) Éléphants de combat : 战象 [zhànxiàng].
(6) Cavalerie : 骑兵 [qíbīng]. Le sinogramme 兵 [bīng] est utilisé dans le vocabulaire chinois moderne pour désigner ce que l’on appelle en jargon militaire français les « armes » (notamment dans l’armée de terre) : 骑兵 [qíbīng] : cavalerie ; 步兵 [bùbīng] : infanterie ; 炮兵 [pàobīng] : artillerie ; 伞兵 [sǎnbīng] : parachutistes ; 通信兵 [tōngxìnbīng] : transmissions ; 工兵 [gōngbīng] : génie, etc. Le caractère utilisé en chinois militaire pour désigner les « armées » est 军 [jūn] : 陆军 [lùjūn] : armée de terre ; 海军 [hǎijūn] : marine ; 空军 [kōngjūn] : armée de l’air.

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