Caractères (325) : 喜

喜 [xǐ]
Radical : 口 (bouche)
12 traits

Significations :
1. joyeux, content : 喜剧 [xǐjù] : comédie (pièce de théâtre comique) ; 喜悦 [xǐyuè] : content, joyeux ;
2. propre à susciter la joie (notamment tout ce qui concerne le mariage) : 喜酒 [xǐjiǔ] : repas de mariage, festin de noces ; 喜事 [xǐshì] : 1º) évènement heureux / 2º) mariage ;
3. grossesse : 有喜 [yǒuxǐ] : être enceinte, attendre un heureux évènement ;
4. intérêt, hobby : 喜好 [xǐhào] : intérêt, hobby ;
5. qui convient à : 喜光植物 [xǐguāng zhíwù] : (bot.) plante héliophile ;
6. Xi, patronyme chinois.

Sinogramme 326 : 曾

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La Chine au bout de la langue, S01E06

Aux amateurs de gastronomie chinoise, je signale la parution sur Sinogastronomie de mon petit article de présentation de l’épisode 6 de la première saison de l’émission La Chine sur le bout de la langue (《舌尖上的中国》 [shéjiānshàngde zhōngguó]). Cet épisode est consacré à « L’assemblage des cinq saveur ». C’est ici.

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Caractères (324) : 元

元 [yuán]
Radical : 二 (deux)
4 traits

Significations :
1. tête, début, principal : 元年 [yuánnián] : première année (d’une période, d’une ère) ; 元首 [yuánshǒu] : chef, dirigeant ; 元帅 [yuánshuài] : (mil.) maréchal ;
2. de base, fondamental : 单元 [dānyuán] : unité ; 元件 [yuánjiàn] : pièce détachée ;
3. (spécificatif de l’unité monétaire) (utilisé en lieu et place de 圆) ;
4. (math.) inconnue : 一元二次方程 [yīyuán èrcì fāngchéng] : équation du second degré à une inconnue ;
5. Yuan, dynastie chinoise (1271-1368) ;
6. Yuan, patronyme chinois ;
7. à l’époque des Qing, utilisé en lieu et place de 玄 [xuán], en raison du tabou concernant ce sinogramme, qui entre dans la composition de 玄烨 [xuányè], nom personnel de l’empereur Kangxi (康熙 [kāngxī], 1654-1722, r. 1661-1722).

Sinogramme 325 : 喜

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Langue populaire et argotique : Question de face

En ces temps où paraître fortuné est essentiel lorsque l’on veut avoir sa place dans la société chinoise, on rencontre souvent l’expression 摆阔 [bǎikuò], littéralement « disposer en grand ». L’expression s’analyse assez facilement.
摆 [bǎi] signifie entre autres « étaler, exposer, donner à montrer », comme par exemple dans les mots 摆放 [bǎifàng] ou 摆设 [bǎishè], dont les sens sont proches et qui signifient « mettre en place, disposer ».
Quant au sinogramme 阔 [kuò], il désigne à l’origine un espace physique ou une durée étendu. Il a également pris le sens de « riche, aisé ». Dans ce sens-là, on le trouve par exemple dans le mot 阔少 [kuòshào] : jeune riche, jeune aisé (少 [shào], prononcé au quatrième ton, est ici utilisé dans le sens de « jeune, jeune homme » : 少年 [shàonián]).
On comprend donc sans difficulté que 摆阔 [bǎikuò] signifie en réalité « faire le riche, se donner l’apparence de la richesse ».

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Caractères rares (3818) : 尻

尻 [kāo]
Radical : 尸 (corps)
5 traits

Signification :
Fesses, derrière, postérieur : 尻骨 [kāogǔ] : (anat.) occyx.

Le sinogramme 尻 mérite quelques commentaires. À l’origine, il s’agit d’un caractère neutre, utilisé spécifiquement pour désigner une partie du corps humain. Mais en cantonais, ce sinogramme est souvent confondu avec le sinogramme 㞗 [qiú], qui est considéré comme obscène, et qui sert à désigner la verge ; cette confusion peut s’expliquer en partie par le fait que 尻 [hāu] et 㞗 [gāu] ont des prononciations proches. Concernant l’utilisation erronée du sinogramme 尻 en cantonais, je vous invite à lire la page (en cantonais) que consacre Wikipédia à ce sinogramme, ici.
Par ailleurs, en hakka, ce sinogramme est utilisé dans des mots vulgaires 尻川 [kāochuān] : cul, anus cul et尻川孔 [kāochuānkǒng] : anus. En mandarin populaire, on trouve aussi le mot 尻眼 [kāoyǎn], qui signifie aussi « anus », et qui est aussi considéré comme vulgaire.
尻 est aussi confondu parfois avec le sinogramme 靠 [kào] dans l’exclamation de colère, très vulgaire, 我靠! [wǒkào], qui signifie littéralement « je pénètre » (pénétrer étant à comprendre dans le sens sexuel du terme), et qui s’utilise d’une manière similaire à l’exclamation française « p… ! »

Sinogramme 3819 : 钼

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Chinoiseries : Sandhi tonal

Le « sandhi » est une notion linguistique du sanskrit. D’après Wikipedia : « On nomme sandhi, d’après les grammairiens indiens, les modifications phonétiques que subissent les mots se suivant lorsqu’ils sont prononcés dans un énoncé ». Le mot « sandhi » est traduit en chinois par 连音 [liányīn], littéralement « sons qui se succèdent ». (Concernant le sandhi, je vous invite à lire ici l’article très succinct, en français, qu’y consacre Wikipedia.)
En chinois, on constate également des modifications phonétiques, mais qui cette fois concerne les tons auxquels les sinogrammes sont énoncés. Les linguistes chinois parlent de 变调 [biàndiào], « changement de ton ».
Le plus simple et le plus connu des sandhis tonaux du chinois est, lorsque deux troisièmes tons se suivent, le remplacement du premier troisième ton par un deuxième ton. Par exemple, dans la pratique de l’oral, 你好 se prononce [ní hǎo], alors que 你 seul se prononce [nǐ], et que 好 seul se prononce [hǎo].
Concernant le troisième ton, on connaît un autre type de sandhi : lorsqu’un caractère au troisième ton précède un caractère à un ton autre que le troisième ton, le troisième ton du premier sinogramme se transforme en « demi troisième ton » (en chinois 半三声 [bànsānshēng]). Concrètement, le caractère normalement au troisième ton est prononcé à un ton qui n’est que l’ébauche du troisième ton : la partie descendante du troisième ton est prononcée entièrement, et la partie montante du troisième ton n’est qu’amorcée.
(On peut donc, en allant très vite, dire que le putonghua possède six tons, et non quatre : premier, deuxième, troisième, demi-troisième, quatrième tons, auxquels s’ajoute le ton neutre.)
Deux caractères connaissent également des modifications de tons importantes et systématiques : 一 et 不.
Le sinogramme 一 est « normalement » prononcé [yī], au premier ton. En réalité, 一 n’est prononcé au premier ton que dans des cas particuliers, par exemple, lorsqu’on épelle un numéro de téléphone, ou lorsqu’il est en fin de phrase ou d’expression (六分之一 [liù fēn zhī yī] : un sixième). Lorsqu’il précède un spécificatif (numérateur), le ton auquel 一 est prononcé est variable : dans 一张纸 (une feuille de papier), devant un spécificatif prononcé au premier ton (张 [zhāng]), 一 se prononce au quatrième ton [yì] ; dans 一笔钱 (une somme d’argent), devant un spécificatif prononcé au troisième ton (笔 [bǐ]), 一 se prononce également au quatrième ton [yì] ; dans 一次 (une fois), dans 一位老师 (un professeur) ou encore dans 一个人 (une personne), 一 se prononce au deuxième ton [yí]. Il faut noter que les autres sinogrammes prononcés [yī] ne subissent pas ce sandhi tonal.
Le sinogramme 不 est « normalement » prononcé [bù], au quatrième ton. Mais en réalité, 不 n’est pas toujours prononcé [bù]. Lorsque le sinogramme qui suit 不 est au quatrième ton, 不 est prononcé au deuxième ton : dans 我不去 (je n’y vais pas), 不 est prononcé [bú] : on dit [wǒ bú qù], et non [wó bù qù]. Là aussi, il convient de signaler que les autres sinogrammes prononcés [bù] ne subissent pas non plus ce sandhi tonal.
Le sandhi tonal est essentiel en chinois parlé, car ne pas en tenir compte, c’est risquer de ne pas être compris. Notons encore que ce phénomène existe en putonghua, mais aussi dans les autres dialectes chinois.
Une petite remarque concernant un phénomène assez courant à Taiwan, qui relève peut-être du sandhi en général : certaines personnes ont tendance à raccourcir en une seule syllabe des mots en deux syllabes. L’exemple qui me vient immédiatement à l’esprit est le mot 这样 [zhèyàng], souvent prononcé [jiàng]. A Taiwan également, la tendance à prononcer au ton léger la première syllabe du mot « merci » : 谢谢 est plus fréquemment prononcé [xiexiè] que [xièxie], qui est la prononciation standard du putonghua. Encore à Taiwan, on a tendance à prononcer 妹妹 (lorsque ce mot est utilisé comme appellatif pour s’adresser à une enfant ou à une jeune fille) plutôt [méiméi], voire [meiméi], que [mèimei], qui est la prononciation standard du mot ; et d’ailleurs, à Taiwan, lorsque 妹妹 est utilisé au sens propre pour parler d’une sœur cadette, il est prononcé [mèimei].
Des sino-linguistes se sont probablement déjà penchés sur ces phénomènes de sandhi, tonal ou pas, en chinois. Le sujet mérite en tout cas d’être creusé, d’autant plus qu’il a des applications très pratiques. Par exemple, il y a quelques années, nous avions été sollicités à Parallels par une société qui proposait des systèmes pour la diffusion d’annonces par haut-parleur dans les aéroports. Comme on s’en doute bien, les annonces diffusées par haut-parleur sont rarement prononcées par des jeunes femmes placées devant un micro et chargées d’annoncer au fur et à mesure les vols à l’arrivée ou au départ de l’aéroport. Il s’agit plutôt de systèmes automatisés, qui, pour préparer les annonces, constituent des phrases à partir d’éléments préenregistrés : la porte d’embarquement / du vol / AF003 / en partance pour / Pékin / a été changée / à la porte / 38. En plus des problèmes des différences de syntaxe entre le français et le chinois, nous avions alerté la société qui nous avait sollicité pour la traduction en chinois des éléments préenregistrés des messages, sur ce phénomène de sandhi tonal du chinois, de façon à permettre à notre client de préenregister les messages vocaux de façon correcte.

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Caractères rares (3817) : 庅

庅 [mā], [me], [mó]
Radical : 广(falaise avec un pont)
6 traits

Le sinogramme 庅 est simplement une variante graphique ancienne du sinogramme 麼, qui lui-même est la graphie traditionnelle de .

Sinogramme 3818 : 尻

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