Langue populaire et argotique : Des ailes d’acier

Le respect de ses aînés et la reconnaissance pour les bienfaits dont on a bénéficié sont des notions tout à fait essentielles dans les relations sociales chinoises. Les aînés ou les bienfaiteurs sont un peu considérés comme les parentes du jeune oisillon qui n’aurait jamais pu grandir sans leur protection.
Lorsque l’un de ces moineaux décide de s’affranchir des relations de subordination qui le lient à ses aînés, ou lorsqu’un enfant décide de ne plus obéir à ses parents, on utilise en chinois la métaphore de l’oisillon qui croit que ses ailes, qui ont grandi et sont devenus plus solides, vont lui permettre de quitter le nid douillet où il se trouve. L’aîné dépité ou le parent en colère lui jette alors une exclamation ironique : 翅膀硬了 [chìbǎng yìng le] : (tes) ailes sont désormais dures (sous-entendu : et tu prétends maintenant vouloir voler de tes propres ailes).
翅膀 [chìbǎng] : aile (d’oiseau)
硬 [yìng] : dur, rigide

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