Joli texte : Que le ciel me soit témoin, poème des Han

En l’an 177 avant l’ère commune, à l’époque des Han Antérieurs, l’administration chinoise mettait en place un « bureau de la musique » (乐府 [yuèfǔ]), chargé de collationner les poésies populaires chantées dans l’ensemble du pays. Le mot yuefu désigne aujourd’hui ce genre de poésie populaire.
Que le ciel me soit témoin (《上邪》 [shàngyé]) est l’une des pièces les plus connues. Ce poème est adressé par une femme à son amant. Elle lui jure un amour éternel.
Voici le texte :
上邪!
Shàng yé !
我欲与君相知,长命无绝衰。
Wǒ yù yǔ jūn xiāngzhī, chángmìng wú juéshuāi.
山无陵,江水为竭,
Shān wú líng, jiāngshuǐ wéi jié.
冬雷震震,夏雨雪 ,
Dōngléi zhènzhèn, xià yù xuě,
天地合 ,乃敢与君绝!
Tiāndì hé, nǎi gǎn yǔ jūn jué !
Et voici mon essai de traduction :
Que le ciel me soit témoin !
À toi je veux m’unir, d’un amour qui durera jusqu’à la fin des jours.
Les montagnes nivelées, les rivières asséchées,
Quand le ciel d’hiver retentira du tonnerre, quand l’été torride sera enneigé,
Quand le ciel et la terre seront confondus, alors seulement je cesserai de t’aimer.
Pour en savoir un peu plus sur cette petite pièce poétique, je vous invite à lire la page qui Baidu lui consacre, ici.

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