Langue populaire et argotique : Du sang et des larmes

Lorsque l’on veut parler en chinois d’une crise que fait une jeune fille ou une femme confrontée à une situation qu’elle ne veut pas accepter, on décrit de façon succincte le processus qui mène des larmes au suicide par pendaison avec une expression en sept caractères : 一哭二闹三上吊 [yīkū èrnào sānshàngdiào], littéralement : premièrement des pleurs, deuxièmement du scandale, troisièmement une pendaison.
Il est vrai que les femmes de la Chine ancienne n’avaient souvent d’autre recours contre les décisions qui étaient prises à leur encontre (mariage forcé, prise de concubine par l’époux) que de manifester bruyamment leur désaccord par des larmes ou des cris et, dans les situations les plus insupportables, par le suicide par pendaison (上吊 [shàngdiào] : se pendre). L’histoire de Chine et la littérature chinoise regorgent d’histoires dans lesquelles on voit se suicider une femme violée, une épouse trompée ou une jeune fille devant se marier contre son gré.
Aujourd’hui, cette expression est souvent utilisée, de façon ironique, pour décrire les crises injustifiées de femmes capricieuses.

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