Bibliographie : Laoshe, Le Divorce

Laoshe (老舍 [lǎoshé]) (en français, à tort me semble-t-il, on orthographie plutôt Lao She) est le nom de plume de Shu Qingchun (舒庆春 [shū qìngchūn], 1899-1966), qui est l’un des principaux pionniers de la littérature chinoise contemporaine. Il est l’auteur de nombreux romans, nouvelles, pièces de théâtre, textes en prose, poème.
L’un de ses principaux romans, Le Divorce (《离婚》 [lí hūn]), publié en 1933, dépeint avec humour le petit peuple du Pékin des années 1920-1930. Les deux principaux protagonistes, « grand frère Zhang » (张大哥 [zhāng dàgē]) et « vieux Li » (老李 [lǎo lǐ]) sont employés subalternes dans une administration quelconque. Vieux Li vient de la campagne. Il est tourmenté par ses idées romantiques, et voudrait bien à la fois se séparer d’une épouse dont il pense qu’elle lui fait honte, qu’elle n’est pas digne de lui, et de quitter sa vie bien terne d’employé de bureau pour assouvir ses envies de grandeur. Grand frère Zhang est quant à lui un Pékinois de souche, continuellement occupé à arranger des mariages et à rendre les services les plus divers à ses voisins et collègues ; il est un farouche opposant au divorce.
À l’instigation de Zhang, Li fait venir à Pékin son épouse et ses enfants. Mais il rêve d’une aventure amoureuse avec une voisine, jeune femme abandonnée par son mari. Il assiste impuissant à la mutation de la mère de ses enfants, qui prend mèche avec les épouses des collègues de Li et veille au grain.
Le Divorce dépeint les luttes intestines, mesquines, auxquelles se livrent les employés de l’administration pour écarter tel ou tel rival, ou pour obtenir de l’avancement.
Le roman est une peinture de mœurs du Pékin post-impérial et pré-communiste. La langue du romancier, qui recourt massivement à des expressions dialectales pékinoise, est savoureuse.
Certains considèrent que Le Divorce est le meilleur roman de Laoshe.
Cette œuvre a été plusieurs fois adaptée au cinéma.
Ci-dessous, l’affiche du film Divorce dirigé par Mme Wang Haowei (王好为 [wáng hǎowéi]), sorti en 1992 (l’image vient d’un article en chinois présentant succinctement ce film, ici).

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4 commentaires pour Bibliographie : Laoshe, Le Divorce

  1. Gao Ruyu dit :

    Je ne savais pas que l’on considérait « Le Divorce » comme un des meilleurs romans de Lao She. J’ai lu plusieurs de ses romans et j’apprécie beaucoup ses expressions pékinoises et son humour. Merci d’avoir présenté ce livre, j’ai très hâte de le lire!

    • pascalzh dit :

      Ce genre d’appréciations est plutôt subjectif.
      Je n’ai pas lu tous les romans de Laoshe, loin s’en faut, donc je me garderais bien d’être affirmatif. Mais il est vrai que j’ai bien aimé Le Divorce
      J’ai aussi bien aimé La Lance de mort, Yueyaer, Yangguang. Je prévois d’écrire un billet pour chaque.
      J’ai enfin acheté un autre roman, La Cité des chats (猫城记), que j’ai reçu juste avant mon retour à Phnom Penh, et que je mets au sommet de la pile de livres en chinois à lire.

  2. Gao Ruyu dit :

    La traduction française s’appelle « La cage entrebâillée »; traduit par Paul Bady et Li Tche-houa

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