Jinologie : L’Épée céleste et le Sabre du dragon, épisode 2

Ce billet est le deuxième épisode du résumé succinct du roman L’Épée céleste et le Sabre du dragon. Le billet de présentation du roman se trouve ici ; le premier épisode est ici.
Plusieurs dizaines d’années après la mort du moine Jueyuan, une maxime s’est répandue comme une traînée de poudre dans le milieu des bretteurs : “武林至尊,宝刀屠龙,号令天下,莫敢不从!倚天不出,谁与争锋?” : « Parangon de la forêt des bretteurs, le sabre précieux tulong ; il commande à la terre entière, personne n’ose se soustraire à ses commandements ! Tant que l’épée yitian n’apparaît pas, rien ne peut s’opposer à lui ! » Dès lors, une lutte acharnée oppose les uns aux autres les maîtres d’arts martiaux les plus divers, qui cherchent tous à s’emparer de l’épée céleste (l’épée yitian) et du sabre à terrasser le dragon (le sabre tulong).
Il se trouve que Yu Daiyan (俞岱岩 [yú dàiyán]), membre de l’école de Wudang et disciple de Zhang Sanfeng, entre par hasard en possession du fameux sabre. Son intention est de rentrer sur le mont Wudang pour remettre l’arme à son maître, qui en fera ce qu’il jugera bon. Mais, sur le chemin du retour, Yu tombe dans un piège tendu par la « secte de l’aigle céleste » (天鹰教 [tiānyīngjiào]), et c’est ainsi que le sabre à terrasser le dragon tombe entre les mains de la secte. La secte de l’aigle céleste est en réalité une émanation de la secte manichéiste chinoise. Elle est honnie de tous les maîtres d’arts martiaux, car ses agissements vont à l’encontre des principes les plus élémentaires de l’éthique martiale.
La secte de l’aigle céleste organise sur l’île Wangpanshan (王盘山岛 [wángpánshāndǎo], qui se trouve au large de l’embouchure du fleuve Qiantang 钱塘江 [qiántángjiāng], non loin de Hangzhou) un banquet auquel sont conviés divers maîtres d’arts martiaux. Le but du banquet est d’annoncer officiellement que le sabre à terrasser le dragon se trouve désormais entre les mains de la secte de l’aigle céleste. Mais alors que le sabre est exposé à la vue de tous, surgit Xie Xun, le roi lion à la crinière d’or. Xie Xun maîtrise une technique peu commune, le « rugissement du lion » (狮子吼 [shīzi hǒu]). La puissance de ce rugissement est telle qu’elle provoque la mort de ceux qui l’entendent ; seuls les personnes qui ont une maîtrise suffisante du souffle vital échappent à la morte. Grâce à son rugissement, Xie Xun terrasse d’un seul coup tous les participants du banquet. Seuls sont épargnés Zhang Cuishan, un autre adepte de l’école Wudang, et Yin Susu, qui, tout comme Xie Xun, est membre de la secte de l’aigle céleste. Xie Xun s’empare du jeune homme et de la jeune femme, et s’enfuit de l’île à bord d’un bateau.
Le bateau qui emporte les trois personnages est victime d’une avarie, et échoue sur « l’île de glace et de feu » (冰火岛 [bīnghuǒdǎo]). Pendant dix longues années, Xie Xun, Zhang Cuishan et Yin Susu sont prisonniers de l’île. Zhang Cuishan et Yin Susu, au fi de toutes les convenances, deviennent époux, et donnent naissance à un fils : Zhang Wuji.
Finalement, au bout de dix longues années, après avoir observé les courants autour de l’île de glace et de feu, Xie Xun découvre le moyen de quitter l’île. Un radeau est construit, et Zhang Cuishan et Yin Susu emmènent leur fils Zhang Wuji pour entreprendre le voyage de retour vers la Chine. Xie Xun, qui après dix ans n’a toujours pas réussi à percer le secret du sabre à terrasser le dragon, reste sur l’île. Xie Xun a besoin de découvrir ce secret pour pouvoir enfin venger son épouse, sauvagement violée et assassinée par Cheng Kun (成昆 [chéng kūn]), l’ancien maître d’arts martiaux de Xie Xun.
De retour sur le mont Wudang, les parents de Zhang Wuji refusent de révéler le lieu où se trouve Xie Xun et le sabre à terrasser le dragon, et sont finalement contraints au suicide. Dix ans plus tard, Cheng Kun conçoit une funeste entreprise et parvient à faire en sorte que les « six grandes écoles » (六大门派 [liù dà ménpài]), i.e. l’école Shaolin (少林派 [shàolínpài]), l’école Wudang, l’école Kunlun (昆仑派 [kūnlúnpài]), l’école Emei, l’école Huashan (华山派 [huàshānpài]) et l’école Kongtong (崆峒派 [kōngtóngpài]) se lancent à l’assaut du sommet Guangming (光明顶 [guāngmíngdǐng], qui est le pic principal du mont Huangshan 黄山 [huángshān], dans la province de l’Anhui), où se trouve le siège de la secte manichéiste. Mais le projet de Cheng Kun tourne à la débandade grâce à l’intervention de Zhang Wuji, qui a acquis la maîtrise de deux techniques d’exception : la « force divine du yang suprême » (九阳神功 [jiǔyáng shéngōng]) et le « grand déplacement de la terre et du ciel » (乾坤大挪移 [qiánkūn dà nuóyí]).
Si vous voulez savoir dans quelles circonstances l’épée céleste fait son apparition dans le roman, et avoir un premier aperçu de la vie amoureuse de Zhang Wuji, je vous invite à lire le prochain épisode.
Dans l’extrait ci-dessous, le jeune Zhang Wuji, grâce au grand déplacement de la terre et du ciel, bat à plate couture un vénérable moine guerrier de l’école Shaolin (le vidéo se trouve sur Youtube) :

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