Bibliographie : Gulong, Juedai shuangjiao

Nous avions rapidement parlé de Gulong (古龙 [gǔlóng]), l’un des plus fameux parmi les auteurs modernes de romans de cape et d’épée, dans le billet consacré aux « Trois bretteurs formosans » (ici).
Je me propose ici de présenter rapidement l’une des plus connues de ses œuvres : Juedai shuangjiao (《绝代双骄》 [juédài shuāngjiāo]), titre qui pourrait se traduire par « Les deux héros incomparables ».
Ce roman de 126 chapitres a été publié par Gulong entre 1966 et 1969. Il relate l’histoire de deux frères jumeaux, séparés dès leur naissance, élevés chacun par des maîtres d’arts martiaux de premier plan. Les maîtres de l’un des jumeaux, pour assouvir une vengeance, a fomenté un plan diabolique, qui, s’il réussit, conduira à l’exécution de l’un des frères par l’autre.
Les deux frères, appelés Hua Wuque (花无缺 [huā wúquē]) et Xiaoyuer (小鱼儿 [xiǎoyú’ér], connu aussi sous le nom de Jiang Xiaoyu 江小鱼 [jiāng xiǎoyú]) se lieront d’abord d’amitié, malgré le combat qui devra inexorablement les opposer. Ils ne sauront qu’ils sont frères qu’au dernier chapitre, à l’issue du combat extraordinaire qu’ils ne peuvent éviter.
Cette histoire, déclinée sous de multiples formes (trois adaptations au cinéma, pas moins de sept séries télévisées, une bande dessinée et cinq jeux vidéo) est très connue du grand public. Il suffit que vous citiez les noms de l’un des deux héros pour que voyiez les yeux de votre interlocuteur chinois sourire au souvenir de ce récit.
Les scènes de combat, nombreuses, sont époustouflantes. Les techniques martiales sont toutes plus extraordinaires les unes que les autres. Les personnages les plus étonnants croisent les héros dans les circonstances les plus inattendues.
Si vous ajoutez à cela le fait que Xiaoyu’er a la faveur des jeunes filles les plus belles, et qu’en plus, l’une d’entre elles ne sait pas si elle aime Xiaoyu’er ou Hua Wuque, et vous avez tous les ingrédients pour un roman d’arts martiaux palpitant !
Le style de Gulong est très différent de celui de Jinyong. Gulong écrit certainement plus vite, et n’apporte pas le soin le plus extrême à son écriture. Le fil de l’histoire est assez convenu, et les péripéties sont souvent prévisibles. Ma préférence va nettement à Jinyong.
De plus, l’édition que j’ai en ma possession, publiée par les Éditions de Zhuhai, n’est malheureusement pas de bonne qualité (le texte est parfois presque effacé, et il me manque même quelques chapitres…).
Pour plus de détails concernant Juedai shuangjiao, je vous invite à lire ici l’article en anglais que lui consacre Wikipedia.
Ci-dessous, la première de couverture du premier des trois tomes qui composent le roman :

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