Erotica : Thérèse Philosphe

(Nota : Ce billet n’a rien à voir avec la culture érotique chinoise, ni même avec la Chine. Peut-être tout au plus pourra-t-il servir à celles ou ceux qui voudraient entreprendre une étude comparative des littératures érotiques française et chinoise… Cela dit, certaines scènes du roman m’évoquent la description détaillée donnée par Yao Lingxi dans ses Petits notes sans malice d’une image pronographique dépeignant en valeur les ébats amoureux d’un prêtre occidental…)
Je viens de terminer la très agréable lecture du roman Hombres buenos (publié en 2015, apparemment pas encore traduit en français), de l’académicien espagnol Arturo Pérez-Reverte. Ce roman historico-picaresque conte les aventures vécues par deux académiciens espagnols chargés d’aller récupérer à Paris l’édition originale de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, à la veille de la Révolution de 1789.
Dans ce récit, Pérez-Reverte dresse un portrait savoureux de la France pré-révolutionnaire, et son livre est entre autres le prétexte de présenter la vie intellectuelle du Royaume de France dans la seconde moitié du dix-huitième siècle. Parmi les sujets abordés par le romancier dans ce domaine se trouvent notamment les livres « philosophiques », euphémisme utilisé pour désigner les romans rédigés avec plus ou moins de talent, édités plus ou moins clandestinement, et décrivant de la manière la plus directe les ébats amoureux des contemporains.
Pérez-Reverte cite de nombreux titres de livres philosophiques, dont certains sont disponibles, dans des éditions anciennes, sur Gallica, le site de la BNF. J’ai pu ainsi retrouver un titre bien connu : Thérèse philosophe, ou mémoires pour servir à l’histoire du Père Dirrag et de Mademoiselle Éradice.
Ce roman relate l’histoire amoureuse de Thérèse, jeune provinciale qui se retrouve seule et sans ressources à Paris, et se voit confrontée aux mœurs libertines de certains milieux de la capitale du royaume.
Le qualificatif de « philosophe » utilisé dans le titre s’explique par les propos prétendûment philosophiques tenus par certains personnages, propos qui ne m’ont pas marqué par leur profondeur, mais le roman n’est en réalité rien de moins qu’une œuvre pornographique. Y sont dépeints dans les moindres détails notamment les ébats amoureux d’un confesseur éhonté et de moines franciscains qui cachent sous leurs robes de bure les instincts les plus débridés.
Le roman est daté de 1748, à une époque où le genre bénéficiait en France d’une popularité qui n’a plus été égalée depuis.
Pour en savoir plus sur Thérèse, je vous invite à lire ici l’article que Wikipedia consacre en français à cette œuvre.
Thérèse Philosophe a été réédité récemment (2007) chez Flammarion.
Ci-dessous, la reproduction du frontispice du livre premier :
therese philospophelitt’erature

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