Joli texte : Meng Jiao, La ballade du fils errant

Nombreux sont les parents chinois qui font apprendre par cœur à leurs enfants, dès leur plus jeune âge, quelques poèmes fameux des Tang. Dans la liste des poèmes à apprendre se trouve presque toujours la « Ballade du fils errant » (游子吟 [yóuzǐyín]), du poète Meng Jiao (孟郊 [mèng jiāo], 715-814) (concernant ce poète, dont deux poèmes se trouvent dans le fameux recueil Trois cent poèmes des Tang 《唐诗三百首》 [tángshī sānbǎishǒu], je vous invite à lire ici l’article que lui consacre Baidu.)
Voici le texte de la ballade (pour cette forme poétique, on parle en chinois de « poème en pentamètres de forme ancienne » : 五言古体诗 [wǔyán gǔtǐshī] ; c’est la forme poétique préférée de Meng Jiao) :
慈母手中线,游子身上衣。
Címǔ shǒuzhōngxīn, yóuzǐ shēnshàngyī.
临行密密缝,意恐迟迟归。
Línxíng mìmì fěng, yìkǒng chǐchǐ guī
谁言寸草心,报得三春晖。
Shuí yán cūn cǎoxīn, bàodé sānchūn huī.
En toute modestie, je propose l’adaptation suivante :
L’écheveau dans la main de la mère attentive, c’est l’habit du garçon qui s’en va en voyage.
Au moment du départ elle resserre la trame, car elle craint que l’enfant tardera à rentrer.
Qui peut dire que la tige de l’herbe qui point, du soleil printanier rétribue les bienfaits.
Pour un présentation plus complète de ce poème célébrissime, je vous invite à lire ici l’article que Baidu y consacre.

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