Bibliographie : Fan Tong, Immortels et panier de crabes

Pendant un banquet offert par un vieux Chinois qui, parti de rien, a amassé une fortune grâce à une chaîne de restaurants, le chef et ami de longue date du millionnaire, véritable star de la cuisine cantonaise, est sauvagement assassiné alors qu’il préparait une mystérieuse « soupe aux 10 000 vies ». Seul témoin du meurtre, le jeune fils du commissaire Wang (présent au banquet), qui n’a vu qu’un démon s’enfuir du sous-sol où la soupe était en cours de préparation.
Au fil de son enquête, le commissaire Wang explorera plusieurs pistes : dettes, affaire de mœurs, rivalité entre cuisiniers, lutte secrète entre sectes ennemies… Mais il sera bien difficile au talentueux policier amateur des Classiques de mettre la main sur le coupable.
Le nom de l’auteur est le premier élément qui a attiré mon attention : Fan Tong, qui, prononcé [fàntǒng], correspond à 饭桶, littéralement « sceau de riz cuit », qui, en chinois populaire, signifie « imbécile, incapable ». Fan Tong est en réalité le nom de plume de François Boucher, un Français installé à Hong-Kong, qui connaît visiblement la Chine et parle sans doute chinois. (Vous trouverez ici de plus amples informations sur cet auteur.) L’homonymie comique n’est donc peut-être pas involontaire, d’autant plus que le style de Fan Tong est empreint d’humour et d’ironie.
Le fait que l’intrigue du roman se situe dans le milieu de la restauration cantonaise est un autre élément qui m’a poussé à acquérir ce roman.
Honnêtement, le style de l’écriture ne m’a pas vraiment convaincu. Je trouve même que le texte est parfois obscur, voire maladroit. D’un autre côté, la connaissance que l’auteur a de la Chine (où il se trouve depuis 1994) lui permet de dresser un décor assez plausible. La secte du Phénix accompli me semble avoir de fortes similitudes avec la secte du Falun Gong.
Les descriptions des plats les plus « exotiques » (à commencer par la « soupe aux dix-mille vies ») me semblent en revanche hautement folkloriques. Les noms de la plupart des plats cités me sont absolument inconnus (à l’exception de la « paume d’ours », 熊掌 [xióngzhǎng], qui est un plat mythique bien réel). Mais il reste vrai qu’avec l’apparition de Chinois fortunés qui ne reculent devant aucune dépense, il n’est plus rare de voir des restaurants proposés les mets les plus recherchés, à des prix parfois astronomiques.
Ce roman fait partie d’une série de six aventures du commissaire Wang. Il est moins que certain que je me mette en quête d’une autre aventure du fin limier chinois.
Immortels et panier de crabes a été publié en 2003 dans la collection policière des éditions Kailash : « Mystère et boule d’opium » (ISBN : 978-2842680961).
Voici la couverture de mon exemplaire :
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