Jinologie : Les Amants chevaleresques du condor fabuleux – Episode 1

Je publie à partir de ce billet une nouvelle série de jinologie, consacrée au deuxième volet de la « Trilogie du Condor » de Jinyong : Les Amants chevaleresques du condor fabuleux (《神雕侠侣》 [shéndiāo xiálǚ]). J’avais déjà publié à propos de ce roman un billet d’introduction, que vous pouvez relire ici. Je vous propose maintenant d’entrer au cœur de l’intrigue…
L’histoire commence la première année de l’ère kaiqing (开庆 [kāiqìng], qui dure seulement un an, en 1259) du règne de l’empereur Lizong (理宗 [lǐzōng], qui règne de 1224 à 1264) de la dynastie des Song du Sud (南宋 [nánsòng], 1127-1279), c’est-à-dire un peu plus de dix ans avant la fin du premier volet de la trilogie, et se termine, dans la dernière édition du roman, en 1260.
L’un des cinq grands maîtres d’arts martiaux de l’époque du règne de Lizong, Ouyang Feng (欧阳峰 [ōuyáng fēng]), surnommé le « Venimeux de l’Ouest » (西毒 [xīdú]) rencontre le pré-adolescent Yang Guo (杨过 [yáng guò]), fils du traître Yang Kang (杨康 [yáng kāng]), qui a connu une mort tragique à la fin du premier volet de la trilogie : La Légende des héros du condor. Ouyang fait de Yang Guo, qui a également perdu sa mère, son fils adoptif, et lui enseigne son art martial de prédilection : le « kungfu du crapaud » (蛤蟆功 [hámagōng]).
Peu après, Yang Guo rencontre par hasard le frère juré de Yang Kang : Guo Jing, héros du premier volet de la trilogie, devenu depuis lors un personnage majeur de la scène des arts martiaux de l’époque. Guo Jing décide de prendre sous son aile le fils de son frère juré, et de l’emmener avec lui sur « l’île des fleurs de pêchers ». Cependant, l’épouse de Guo Jing, la belle, intelligente et talentueuse Huang Rong, voit d’un très mauvais œil l’intrusion de Yang Guo au sein de sa famille, car elle craint que ce dernier ait hérité des défauts de son père. Ne pouvant faire revenir Guo Jing sur sa décision d’accueillir Yang Guo, Huang Rong obtient de son mari que l’éducation martiale de Yang Guo lui soit confiée. Elle souhaite en effet surveiller le jeune garçon de près, et décide de ne pas lui enseigner les arts martiaux, mais de lui apprendre à lire et de lui faire étudier les classiques confucéens.
En même temps que Guo Jing recueillait Yang Guo, il a également pris sous sa protection les deux fils de Wu Santong (武三通 [wǔ sāntōng], un personnage secondaire des deux premiers volets de trilogie) : Wu Dunru (武敦儒 [wǔ dūnrú]) et Wu Xiuwen (武修文 [wǔ xiūwén]). Guo Jing et Huang Rong ont également une fille : Guo Fu (郭芙 [guō fū]), une jeune fille capricieuse et autoritaire.
Pendant que Huang Rong apprend à lire à Yang Guo, Guo Jing se charge de l’instruction martiale de sa fille et des frères Wu. Guo Jing apprend que son père avait convenu avec son frère juré de la marier à Yang Guo, et prend Yang Guo en aversion.
Sur l’île des fleurs de pêcher, les relations entre Yang Guo et les trois autres enfants sont mauvaises. Guo Fu demande aux frères Wu, qui sont à ses ordres, d’administrer une correction à Yang Guo. Poussé dans ses derniers retranchements, Yang Guo ne peut qu’utiliser le kungfu du crapaud pour se défendre, et blesse grièvement, involontairement, Wu Xiuwen.
Après cet incident, Huang Rong obtient de Guo Jing que Yang Guo quitte l’île. Guo Jing décide alors de le confier à ses anciens amis : les sept maîtres de la secte Quanzhen, pour qu’ils se chargent de son éducation. C’est ainsi que Yang Guo se retrouve dans le monastère taoïste de la secte Quanzhen sur le mont Zhongnan (终南山 [zhōngnánshān], dans l’actuelle province du Shaanxi).
Au monastère de la secte Quanzhen, Yang Guo est confié à un taoïste de la troisième génération de cette secte : Zhao Zhijing (赵志敬 [zhào zhìjìng]). Yang Guo a un caractère obstiné et peu accommodant, et se heurte frontalement à son nouveau maître, qui décide lui aussi de ne pas lui apprendre les arts martiaux. Pour humilier son disciple, lors de la compétition annuelle des disciples du Quanzhen, Zhao Zhijing force Yang Guo à combattre contre un autre jeune taoïste. Bien entendu, il est battu et humilié, et décide alors de s’enfuir du monastère Quanzhen, et parvient à se réfugier dans la « tombe du mort vivant » (活死人墓 [huósǐrénmù]), où vit Demoiselle Dragon, qui est une représentante éminente de « l’école de la vieille tombe » (古墓派 [gǔmùpài]). Demoiselle Dragon recueille donc Yang Guo, et lui apprend les techniques de son école.
Dans le prochain épisode, nous verrons que les taoïstes du Quanzhen ne sont pas si saints que l’on aurait pu le supposer, et apprendrons comment un jeune orphelin devient un bretteur talentueux, et comment une jeune fille, déshonorée, s’enfuit du mont Zhongnan.
Ci-dessous, Yang Guo sous les traits de l’acteur Chen Xiao (陈晓 [chén xiāo], né en 1987 à Hefei 合肥 [héfěi]), qui tient le rôle dans la série télévisée du roman de Jiyong diffusée en 2014 (l’image vient d’ici) :
yang guo_chen xiao

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