Rien à voir : Keigo Higashino, Un Café maison

En visite à Pékin au mois de juin dernier (2014), j’ai visité avec plaisir la librairie Page One du quartier Sanlitun, et y ai déniché un roman policier japonais de Keigo Higashino (东野圭吾 [dōngyě guīwú] ; 东野 [dōngyě] est le patronyme : Higashino ; 圭吾 [guīwú] est le prénom : Keigo), intitulé en anglais Salvation of a Saint. Ce roman a été traduit en français sous le titre de Un Café maison. (Pour en savoir plus sur cet auteur japonais, je vous invite à lire ici l’article en français que lui consacre Wikipedia.)
J’ai bien aimé le style de l’écrivain (enfin, celui de la traduction anglaise, pour être plus exact), ainsi que ce roman et son intrigue, c’est pourquoi j’ai voulu y consacrer un billet sur Sinoiseries. J’ai donc commencé à faire quelques recherches sur le net chinois, pour me rendre compte que Higashino était assez bien connu en Chine, et assez populaire. J’ai pu vérifier directement la popularité de cet écrivain japonais en voyant dans deux librairies Xinhua, l’une à Suzhou et l’autre à Huai’an, une table faisant spécialement la promotion des romans de Higashino (dans leur traduction en chinois, bien entendu).
Keigo Higashino est né en 1958 à Osaka (大阪 [dàbǎn]). Il est à l’origine ingénieur (工程师 [gōngchéngshī]), spécialisé en mécanique (机械 [jīxiè]). Il travaille d’abord chez un sous-traitant de l’industrie automobile, et commence à écrire. En 1985, son roman Après l’école (en chinois 《放学后》 [fàngxuéhòu]) remporte le prix Edogawa Rampo (江户川乱步奖 [jiānghùchuān luànbù jiǎng]). Cela marque le début de sa carrière de romancier professionnel.
En 1999, son roman Le Secret (《秘密》 [mìmì]), adapté au cinéma en 2007 sous le titre français Si j’étais toi) remporte le prix de l’association des écrivains de romans de suspense japonais. Mais le roman qui le fait vraiment connaître est Le Dévouement du suspect X (《嫌疑人X的献身》 [xiányírén X de xiànshēn]), qui est couronné en 2006 par le Prix Naoki (直木奖 [zhímùjiǎng]).
Un Café maison fait partie d’une série dans laquelle la police tokyoïte a recours aux services d’un scientifique, surnommé Galileo (伽利略 [jiālìlüè]), dans le personnage duquel il est difficile de ne pas voir la silhouette de Higashino. Visiblement, l’auteur met sa formation scientifique au service de son œuvre littéraire.
Dans Un Café maison, les enquêteurs japonais cherchent à comprendre comment un homme a été empoisonné, selon toute vraisemblance, par son épouse, alors que celle-ci se trouvait, pendant le week-end du meurtre, à plusieurs de kilomètres du lieu du crime…
En France, Un Café maison a été traduit par Sophie Rèfle et publié par les éditions Actes Sud en 2014 (ISBN : 978-2-330-03199-2)
Voici le scan de l’édition anglaise que j’ai lue il y a quelques mois :
(PS : 1. Pour de plus amples informations en chinois sur l’œuvre de Higashino, voir ici le billet de Baidu ;
2. À partir d’un détail de l’intrigue du roman, j’ai publié sur Sinogastronomie un billet à propos de l’importance de l’eau en gastronomie, voir ici.)
higashino_salvation

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