Divers : Borges en chinois

Un ami argentin me signale la parution dans le quotidien La Nación (《民族报》 [mínzúbào]), le 6 juin 2014, d’un article consacré à la traduction en chinois et la publication en Chine des œuvres complètes de Jorge Luis Borges (豪尔赫·路易斯·博尔赫斯 [háo’ěrsī lùyìsī bó’ěrhèsī], ou simplement 博尔赫斯 [bó’ěrhèsī]). L’article en question (en espagnol) est à lire ici.
Le journaliste, Hectór D’Amico, produit ici un papier qui reprend tous les poncifs, toutes les idées reçues des grands béats émerveillés devant la graphie perçue comme « ésotérique », voire « mystique », par ceux qui n’y entravent que dalle ☺
Le passage qui m’a le plus amusé est celui dans lequel l’auteur de ce papier explique comment l’un des traducteurs chinois de Borges, Chen Kaixian (陈凯先 [chén kǎixiān], professeur à l’Université de Nakin), pour illustrer le soin extrême apporté à la traduction des œuvres du grand écrivain argentin, lui aurait dit que, alors que la lecture d’un bouquin « normal » ne nécessite de connaître que 3000 sinogrammes, celle des bouquins de Borges nécessite d’en connaître au moins 10.000 ! Comme si la qualité d’un texte chinois devait être jugée au nombre de sinogrammes inusités incrustés avec plus ou moins de maladresse dans ledit texte ! Si le traducteur en question lui a effectivement dit cela, il s’est bien moqué du journaliste…

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