Rien à voir : Yôko Ogawa, La Piscine, et autres histoires

Lors d’un récent passage à la librairie Carnets d’Asie de Phnom Penh, ayant, une fois de plus, largement dépassé le budget prévu pour mes achats de livres, j’ai eu l’agréable privilège de me voir offrir par la gentille libraire quelques livres, dont un recueil de courts romans de l’écrivaine japonaise Yôko Ogawa (小川洋子 [xiǎochuān yángzǐ] ; 小川 [xiǎochuān], Ogawa, est le patronyme ; 洋子 [yàngzǐ], Yōko, est le prénom).
Yôko Ogawa (née en 1962 dans la ville d’Okayama 冈山市 [gāngshānshì]) est une femme de lettres renommée au Japon et à l’étranger. Elle est l’auteure de nombreux romans, courts jusqu’en 1994, nous explique la page française de Wikipedia.
En 1990, elle a remporté le prestigieux Prix Akutagawa (appelé en chinois 芥川文学奖 [jièchuān wénxuéjiǎng] ; 芥川 [jièchuān] correspondant au patronyme japonais Akutagawa, 文学奖 [wénxuéjiǎng] signifie « prix littéraire ») pour le roman La Grossesse (titre traduit en chinois par 《妊娠日历》 [rènshēn rìlì], littéralement Calendrier de grossesse, qui est plus proche du titre japonais original : 妊娠カレンダー, Ninshin karendaa). (La Grossesse se trouve aussi dans le recueil que j’ai récupéré.)
Notez que la page française de Wikipedia indique que ce prix lui fut attribué en 1991 pour le roman La Piscine, en chinois 《跳水台》 [tiàoshuǐtái] (littéralement « le plongeoir » – 跳水 [tiàoshuǐ] signifie « plonger », ce qui est également un peu plus proche du titre japonais d’origine : ダイヴィング・プール, traduit en anglais par Diving Pool, « bassin de plongeon »). C’est apparemment une erreur : aussi bien la page anglaise de Wikipedia que la page en chinois que Baidu consacre à cet auteur disent que le prix Akutagawa lui fut attribué en 1990 pour La Grossesse.
Le recueil qui m’a été offert comporte, en plus de La Piscine et de La Grossesse, un autre roman de Yôko Ogawa, dont le titre a été traduit en français par Les Abeilles. Le titre japonais d’origine est ドミトリイ Domitorī, transcription phonétique de l’anglais « dormitory », traduit en chinois par 《学生宿舍》 [xuéshēng sùshè] ; 宿舍 [sùshè] : dortoir).
Parmi les autres œuvres traduites de Yoko Ogawa en français, citons encore La Désagrégation du Papillon (titre chinois : 《扬羽蝶受伤时》 [yángyǔdié shòushàngshí] ; 扬羽蝶 [yángyǔdié] est le nom du papillon Papilio protenor ; 蝶 [dié] : papillon ; 受伤 [shòushāng] signifie en français « être blessé »), ou encore Le Musée du Silence (《沉默博物馆》 [chénmò bówùguǎn] ; 沉默 [chénmò] : silence ; 博物馆 [bówùguǎn] : musée), La Marche de Mina (《米娜的行进》  [mǐnàde jìnxíng] ; 米娜 [mǐnà] est bien entendu la transcription phonétique du prénom Mina), et enfin La Formule préférée du professeur (《博士的爱情算式》 [bóshìde àiqíng suànshì] ; 博士 [bóshì] : docteur (titre universitaire) ; 爱情 [àiqíng] : amour ; 算式 [suànshì] : formule de calcul).
Dans les trois courts récits qui composent le recueil, j’ai trouvé une écriture tout à fait originale, très différente de ce que l’on a l’habitude de lire. On éprouve parfois même un sentiment de malaise, générée dans La Piscine et dans La Grossesse par les agissements presque machiavéliques de la narratrice, et dans Les Abeilles par l’ignorance dans laquelle on est tenu du sort, que l’on ne peut s’empêcher d’imaginer tragique, de l’un des personnages.
À découvrir…
Yoko ogawa_la piscine

Publicités
Cet article, publié dans Divers, est tagué , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s