Proverbes : Connaissances livresques

La civilisation chinoise accorde à l’écrit une très, très grande importance, au point que l’on a parfois du mal à mettre en doute la véracité des écrits. Le lettré chinois a une place primordiale dans la société, en particulier dans la Chine classique où la carrière politique est le plus souvent réservée à ceux qui ont réussi à des concours littéraires. L’archétype du lettré chinois est le candidat heureux aux examens impériaux du niveau le plus élémentaire, celui du district, appelé 秀才 [xiùcái], au point que le champ sémantique de ce mot s’est élargi pour englober le lettré en général.
En Chine, le lettré, armé de ses livres, est sensé avoir accès à une connaissance encyclopédique, au point que, pour connaître le monde sous tous ses aspects, il n’a pas besoin de mettre le nez dehors. On dit en effet, pour louer la Connaissance apportée par l’écrit : 秀才不出门,能知天下事 [xiùcái bùchūmén, néngzhī tiānxiàshì] : Sans sortir de chez lieu, le lettré peut tout savoir des choses du monde.
Ce n’est bien sûr pas mon opinion.
Et peut-être doit-on rechercher dans cette idée l’origine du fait que beaucoup d’étudiants chinois, qui réussissent brillamment à tous les examens auxquels ils se présentent, sont de parfaits incapables dans la « vraie vie »…

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