Bouquins : La Légende des héros du condor – 3

(Le premier épisode de cette série est ici, le deuxième est ici.)
À l’épisode précédent, nous avions laissé Guo Jing et Huang Rong au moment de leur rencontre avec Hong-le-septième, surnommé le « mendiant du Nord », chef de la bande des mendiants.
Mais avant cette rencontre, Guo Jing avait fait œuvre de redresseur de torts en passant dans la capitale de l’empire de Jin, Zhongdu (中都 [zhōngdū]) comme s’appelait alors l’actuelle capitale de la Chine : Beijing.
Guo Jing se joint à la foule qui se presse sur une place où un vieil homme propose sa fille en mariage à qui sera capable de la défaire dans un combat singulier (il existe pour cela une expression chinoise en quatre caractères : 比武招亲 [bǐwǔ zhāoqīn] : compétition martiale en vue de trouver un conjoint ; ce genre d’arrangement est assez fréquent dans la littérature martiale chinoise). Ladite jeune fille, belle et prude, s’appelle Mu Nianci (穆念慈 [mù niàncí]) (notez ce nom, car ce n’est autre que la mère de Yang Guo – 杨过 [yáng guò], le personnage principal du deuxième volet de la « Trilogie du Condor »). La talentueuse jeune fille défait tous ceux qui la convoitent (car la donzelle est jolie), jusqu’à ce que se présente un jeune homme, appelé Wanyan Kang (完颜康 [wányán kāng], 完颜 [wányán] est un patronyme dissyllabique, d’origine Jurchen, peu courant aujourd’hui en Chine), qui n’est autre que le fils du sixième prince de sang de la dynastie qui règne sur Jin. Wanyan Kang, est également un féru d’arts martiaux, et fort de son escorte et de son statut quasi-impérial, il va défier la jeune fille, qu’il bat à plates coutures, sans avoir badiné de façon outrageuse avec elle ! Bien entendu, le but était pour le jeune prince de s’amuser, il n’avait bien sûr jamais eu l’intention d’épouser la jeune fille ! Scandalisé par cette attitude désinvolte, Guo Jing se bat avec le jeune prince, mais il n’est pas à la hauteur.
Wanyan Kang est en réalité (le hasard fait bien les choses), le jeune Yang Kang (杨康 [yáng kāng]), fils de Bao Xiruo (包惜弱 [bāo xīruò], épouse de Yang Tiexin (杨铁心 [yáng tiěxīn]), lui-même frère juré de Guo Xiaotian (郭啸天 [guō xiàotiān]), le père de Guo Jing.
Pour mieux comprendre, il faut faire un petit retour en arrière…
Yang Tiexin et Guo Xiaotian, tous deux descendants de personnages héroïques, s’étaient installés, pour fuir les troubles qui sévissaient plus au Nord en raison des incursions des Jurchen, dans un petit village du Shandong, et menaient une vie paisible… jusqu’au jour où ils rencontrent la taoïste Qiu Chuji (丘处机 [qiū chǔjī]), l’un des sept maîtres de la secte Quanzhen. Qiu Chuji est poursuivi par la soldatesque de l’empereur des Jin, car il a réglé son compte à un mandarin corrompu. Yang et Guo sont ravis de faire la connaissance de ce fier redresseur de torts. Il se trouve que les épouses respectives des deux hommes attendent un heureux évènement, et Qiu émet l’idée que les deux familles pourraient encore renforcer leurs liens, en décidant pour leurs rejetons respectifs de leurs relations futures : s’il s’agit d’un garçon et d’une fille, on les mariera (on dit en chinois 指腹为婚 [zhǐfù wéihūn] : décider d’un mariage en montrant les ventres du doigts – il s’agit bien entendu des ventres des futures mères ; ce genre d’arrangement nuptial avant même la naissances des enfants n’était pas exceptionnel dans la Chine ancienne), s’il s’agit de deux filles, elles seront déclarées sœurs jurés, et frères jurés s’il s’agit deux garçons.
Alors que Qiu, Yang et Guo sont en train de fêter la décision, les sbires des Jin viennent jusque chez Yang et Guo pour tenter de s’emparer du taoïste. Ce dernier étant un expert en arts martiaux, il bat les soldats à plate couture, non sans l’aide de Yang et de Guo.
Le lendemain, Bao Xiruo trouve par hasard un homme blessé dont elle prend soin. Elle l’ignore, mais il s’agit d’un membre de la bande armée qui avait cherché à s’emparer de Qiu Chuji. L’homme avait été blessé pendant le combat.
Quelque temps plus tard, des soldats, ayant à leur tête un officier subalterne nommé Duan Tiande (段天德 [duàn tiāndé]), viennent sous un prétexte fallacieux arrêter Guo et Yang. Ces derniers ne se laissent bien sûr pas faire, mais, n’étant que d’un niveau moyen dans le domaine des arts martiaux, ils ne font pas le poids. Pendant le combat, Guo Xiaotian est tué en couvrant la fuite de Yang Tiexin, et en recommandant à ce dernier de prendre bien soin de son épouse, Li Ping (李萍 [lǐ píng]), et de l’enfant qu’elle porte…
Je vous invite à revenir au prochain épisode pour voir ce qu’il advient de Monsieur Guo et des Mesdames Yang née Bao, et Guo née Li.
Ci-dessous, je vous propose pour faire patienter la photo de la jolie Huang Rong interprétée par Ariel Lin (林依晨 [lín yīchén]), une actrice taïwanaise, également chanteuse à ses heures perdues.) La photo vient d’ici.
huangrong_linyi chen

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